diabète

DIABÈTE DE TYPE II OU DIABÈTE DE LA MATURITÉ

 

2 exemples  de diabète de type II

  • Glycémie élevée chez un ancien sportif : Monsieur D, 45 ans ayant abandonné depuis 10 ans le sport de compétition, a pris une douzaine de kg en particulier au niveau du ventre. À deux reprises le bilan biologique prescrit par son médecin a montré un taux de sucre trop élevé dans le sang ce qui est nouveau. Son médecin lui conseille a juste raison de perdre du poids pour régulariser le taux de sucre sans l ‘aide de médicament et surtout de maintenir le nouveau poids acquis.
  • Sucre, poids et antidépresseurs chez une femme : Madame N a 55 ans. Dans les suites d ‘une dépression réactionnelle et du traitement nécessaire a vu son poids se majorer de 10 kg et son bilan biologique se perturber : trop de sucre dans le sang et ce malgré l‘arrêt des antidépresseurs. Elle se sent bien et prête à mobiliser son poids pour elle-même et pour normaliser son bilan. Son médecin l‘a encouragée dans cette voie et ainsi ne pas faire comme sa sœur ainée qui est diabétique traitée à vie.

 

Brochures grand public

 

Pour en savoir Plus

 

Lexique

(Source AFD)

Le diabète de type 1 diabète insulino-dépendant ou DID
Le diabète de type 1, anciennement appelé diabète insulino-dépendant (DID) est habituellement découvert chez les sujets jeunes : enfants, adolescents ou adultes jeunes.
Les symptômes du diabète de type 1 : soif intenseurines abondantesamaigrissement rapide. Ce diabète résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas.

Le diabète de type 2 et l’insulinorésistance
Le diabète de type 2 apparaît généralement chez le sujet de plus de 40 ans ; cependant les premiers cas d’adolescents et d’adultes jeunes touchés apparaissent en France.

Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique sont la cause révélatrice du diabète de type 2 chez des sujets génétiquement prédisposés. Sournois et indolore, le développement du diabète de type 2 peut passer longtemps inaperçu : on estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.
Dans le diabète de type 2, autrefois appelé non insulino dépendant (DNID), le processus est différent que dans le diabète de type 1. Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie :
– Soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie : c’est l’insulinopénie.
– Soit cette insuline devient de moins en moins efficace, on parle alors d’insulinorésistance.
L’insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante d’insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine. Le taux de glucose dans le sang n’est pas régulé par l’insuline.

Insuline 
Hormone fabriquée par les cellules béta du pancréas. L’insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké.

 

Les idées reçues qui ont la vie dure 

  •  Le diabète c’est une question de gène ! : Oui et non. Le poids de l’hérédité diffère selon qu’il s’agit du diabète de type 1 ou du diabète de type 2. Lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40 % et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 70%. Il n’est que de 5 % dans le diabète de type 1, plus précisément 6 % si le père est diabétique, 2-3 % si c’est la mère (mais 30 % si les deux parents le sont). Il est donc utile de se construire un arbre généalogique pour repérer les personnes de sa famille qui sont diabétiques et connaître son patrimoine génétique.
  • Si on mange trop de bonbon on devient diabétique : Non. Il faut associer d’autres facteurs pour devenir diabétique. Certaines des personnes qui ne sont pas prédisposées à cette maladie peuvent consommer beaucoup de sucres sans jamais tomber malade.
  • Les salsifis, les choux et les fèves sont bons pour le diabète ? : Oui c’est vrai. Des chercheurs viennent d’expliquer pourquoi en mangeant des légumes on devient moins gros et on diminue l’effet d’un diabète. Les bactéries présentes dans notre colon attaquent les fibres de ces légumes. Deux acides gras courts  sont produits; le propionate et le butyrate qui vont faire synthétiser du glucose par la paroi intestinale. Il en résulte une diminution de la faim, une augmentation de la dépense énergétique de repos et une diminution de la production de glucose dans le foie.